Pourquoi est-il est impossible de faire confiance à l’eau du robinet en général et à celle de la Réunion en particulier ?

« Ne croyez pas en quelque chose simplement parce que vous l’avez entendu. Ne croyez pas en quelque chose tout simplement parce des gens le disent et que c’est répété par de nombreuses personnes. Ne croyez pas en quelque chose sur la seule autorité de vos professeurs et des anciens. Mais après observation et analyse, lorsque vous trouverez que tout est en accord avec la raison et est propice au bien et au profit de tous, alors acceptez-la pour cela. » – Bouddha

Selon un rapport de WWF*, un simple verre d’eau du robinet en France qui pourrait contenir : 

de l’aluminium (dans 54 % des villes françaises) ;

du plomb (issu de canalisations anciennes antérieures à 1950, 20 %) ;

du bromoforme (un retardateur de flamme, 41 %) ;

du chloroforme (sous-produit de désinfection de l’eau, 44 %) ;

du dibromochlorométhane (sous-produit de désinfection de l’eau 65 %) ;

de l’atrazine (alors que ce pesticide est interdit depuis 2003, 23 %) ;

du fluoranthène (un hydrocarbure, 13 %) ;

du bisphénol A (1 %).

On peut compter aussi sur les pesticides, que l’on retrouve principalement dans l’eau des rivières et des nappes phréatiques : des organochlorés (DDT), des organophosphorés (glyphosate), des pyréthroïdes (deuxième famille d’insecticide utilisée dans le monde), du métolachlore, de l’atrazine, du chloridazone (désherbants), du tébuconazole (fongicide).

Ou encore les nitrates (des engrais agricoles) qui restent aussi très présents dans l’eau de nos robinets puisque plus de 90 % des eaux de villes testées par le WWF en contiennent.

Sources :  {*}  https://www.wwf.fr/sites/default/files/doc-2017-09/11_rapport_eau_de_boisson.pdf 


Dernières nouvelles du mois d’avril 2023 :

Selon un rapport de l'Anses (l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation et de l’environnement) publié ce 6 avril 2023, environ un tiers de l’eau distribuée en France serait non conforme à la réglementation. 

Les molécules toxiques responsables de cette contamination à grande échelle sont des métabolites du chlorothalonil, un pesticide interdit depuis 2019. 

Il aura fallu attendre 15 ans et l’action des associations de défense des consommateurs pour que ce nouveau scandale sanitaire concernant l’eau de robinet soit révélé.

https://www.youtube.com/watch?v=BFBoDeddUEs&t=11s 


La croyance populaire 

Pour de nombreuses personnes, il est encore difficile d’admettre que l’eau du robinet n’est pas aussi bonne pour la santé qu’on le dit et qu’elle peut même être néfaste à moyen et à long terme.  Il y a deux raisons principales à cela :

L’eau potable est d’après le narratif officiel, l’un des produits de consommation les plus réglementés et les mieux surveillés de France. 

Elle subit régulièrement de nombreux tests de qualité effectués par des organismes hautement qualifiés.

Mais êtes-vous déjà renseigné de façon approfondie sur la façon dont la qualité de l’eau du réseau est réellement contrôlée et sur les enjeux économiques et politiques qui se cachent derrière elle ?

https://www.youtube.com/watch?v=IZFkrXduDP4    Cash investigation - L'eau : scandale dans nos tuyaux

"Je bois de l’eau du robinet depuis toujours, je n’ai jamais eu de problèmes, et c’était pareil pour mes parents et mes grands-parents." 

Êtes-vous certain, que vos problèmes de santé et ceux de votre famille n’ont vraiment aucun lien avec l’eau que vous consommez depuis des années ? 

https://youtu.be/xTbJ211AMHM  Du poison dans l’eau du robinet 


La pilule bleue ou la rouge ?

Nous allons maintenant vous partager des éléments recueillis au cours de nos 15 dernières années de recherche effectuée sur la face cachée de l’eau du robinet, cette eau que beaucoup d’entre nous continuent à boire au quotidien en toute naïveté ou uniquement par manque d’esprit critique. 

Si vous êtes un adepte inconditionnel de l’eau du robinet, vous pouvez encore garder vos croyances personnelles en faisant le choix de prendre la pilule bleue. 

C’est le choix d’un personnage dans le film culte Matrix qui veut rester volontairement dans l’illusion de la matrice.

Dans cette éventualité, mieux vaut cesser cette lecture. 

Mais vous pouvez aussi comme Néo dans le même film, faire le choix de la pilule rouge pour effectuer un grand plongeon salutaire dans la réalité de cette eau…encore trouble pour l’instant.

Tous les éléments d’information qui vont suivre sont fiables mais peu diffusés auprès du grand public.  Ils vous aideront peut-être à mieux comprendre si besoin pourquoi les deux « idées reçues » précédentes sur l’innocuité (absence de toxicité) de l’eau du robinet sont fausses à notre avis. 

Définition du mot* : Toxique 

Qui agit comme un poison. Au figuré Nuisible (de manière sournoise).

Définition du mot* : Poison 

Substance capable d'incommoder fortement ou de tuer. 

Source : *dictionnaire Le Robert en ligne

La légende de la bonne et inoffensive Eau du Robinet

 D’après les autorités sanitaires qui se veulent rassurantes pour ne pas affoler les populations, l’eau qui coule à nos robinets est réglementée par des normes très sévères qui sont faites avant tout pour protéger notre santé. 

Sur quoi repose réellement ces normes supposées nous protéger ? 

- Certaines références scientifiques sur lesquelles se basent nos autorités pour « fabriquer » leurs normes en décrétant la non dangerosité de polluants jusqu’à des seuils élevés sont très contestables. Aucune remise en question de ces études partisanes n’est possible faute de moyens adaptés dans notre société (contre-pouvoir inexistant ou trop faible de la presse et des lanceurs d’alerte, puissance énorme des lobbys agricoles et industriels, conformisme et manque de courage de la plupart des hommes et des femmes politiques de notre pays, omerta généralisée parmi les fonctionnaires et les professionnels impliqués dans des situations « troubles » qu’ils se refusent de dénoncer par crainte de représailles et de sanction de la part de leur hiérarchie… 

- Pour évaluer la toxicité de l’aluminium par exemple, le seuil limite à ne pas dépasser dans l’eau du réseau pour ce métal lourd en France, est fixé à 200 mg/l alors que des scientifiques de haut niveau comme M. Guy Berthon, ancien directeur de recherche au laboratoire de chimie du CNRS affirme que « l'aluminium ne sert à rien dans l'organisme humain. Pire, à fortes doses ou à doses régulières il est toxique (…) en trouver dans l'eau du robinet, c'est criminel ».

- Il en va de même pour la présence du chlore dans l’eau potable pouvant aller jusqu’à 2 mg/l soit 20 fois plus que les recommandations officielles, sans que son critère de « potabilité » ne soit remis en question. Il faut savoir que le lien entre la consommation d’eau chlorée et des cancers comme ceux du colon, de la vessie…est connue depuis 1974. D’après le docteur Herbert Schwartz (biologiste et chimiste au Cumberlan County College aux USA) : « Le chlore est si dangereux, qu’il devrait être interdit. L’ajouter dans l’eau c’est comme mettre en place une bombe à retardement :  Cancer, troubles cardiaques, vieillissement mental et physique précoce sont des effets attribuables au chlore se trouvant dans l’eau de robinet. Il nous fait vieillir avant l’heure en accélérant les symptômes du vieillissement tels que le durcissement des artères »

- Les protocoles utilisés pour prélever les échantillons d’eau sur le terrain, leurs analyses et leurs interprétations statistiques afin de décréter si l’eau est potable ou non relève presque du « secret d’état ». Impossible pour le consommateur un peu curieux qui s’adresse à l’ARS, à l’Office de l’Eau, au Laboratoire d’Analyses Départemental, à la CINOR, à VEOLIA, la Cise, Sudéau … de connaitre les modes opératoires à partir desquels vont ensuite aboutir la mention « eau conforme à la consommation humaine » des eaux analysées. On peut donc s’interroger légitimement sur la fiabilité de toutes les informations officielles qui sont mises en avant régulièrement à l’attention du public depuis des décennies !

-  Sur les dizaines de milliers de molécules toxiques qui pourraient contaminer l’eau du réseau seules une cinquantaine d’entre elles sont recherchées périodiquement en fonction de l’importance des populations desservies. 

- La synergie (l’effet cocktail) des molécules entre elles qu’on a trouvé dans les échantillons d’eau n’est jamais prise en considération dans les études de toxicité officielles. 

Et pourtant, ce cocktail « surprise » dans lequel vont se rajouter d’autres éléments indésirables (qu’on ne connaitra jamais puisqu’on ne les recherche pas) sera ingéré au quotidien pendant des dizaines d’années par une grande partie de la population.

La face cachée de l’eau du robinet 

Quand on observe de façon objective l’état de santé général des Français (et des Réunionnais en particulier), force est de constater que notre population va de plus en plus mal.

Alimentation, environnement…tout se dégrade autour de nous. Pourquoi l’eau que nous buvons ferait exception à cette règle malgré les déclarations rassurantes de l’A.R. S et de son ministère de tutelle le « ministère des Solidarités et de la Santé » affirmant que l’eau du robinet reste toujours globalement de bonne qualité ?

Cette eau pourtant contient au fils du temps, toujours plus de pesticides, d’herbicides, de nitrates, de métaux lourds, de résidus médicamenteux, d’hydrocarbures… à des doses officiellement « toujours acceptables ».

Bien qu’elle soit considérée comme potable, c’est-à-dire propre à la consommation d’après des critères très contestables, l’eau que nous ingérons au robinet avec tous ses éléments toxiques représente l’équivalent de notre propre poids tous les 40 jours. Elle est chargée entre autres, de renouveler les molécules d’eau intra et extra cellulaire que composent notre corps à 99 % et de nous maintenir en vie tout simplement. 

Comment continuer alors de minimiser l’importance absolue de la qualité de l’eau que nous ingérons sur le maintien ou la dégradation de notre santé ? 

Les enjeux inavoués des normes de potabilité de l’eau

Afin d’évaluer une situation sanitaire, les professionnels de santé ont besoin d’outils de mesures objectives, fiables et validées par des organismes indépendants. 

Dès lors qu’un conflit d’intérêt potentiel existe entre une entité qui édicte des normes et qui ensuite les fait contrôler par elle-même, la plus grande prudence sur la fiabilité des résultats annoncés devrait être de mise. 

C’est le cas justement de l’Etat français qui « fabrique » d’abord ses normes notamment celles concernant la potabilité de l’eau du robinet en fonction de ses intérêts principaux qui sont depuis une soixantaine d’années la préservation de la paix sociale, la protection de l’agriculture conventionnelle et intensive, la bienveillance vis-à-vis de toute la filière des engrais chimiques et des pesticides…

D’autre part, ce sont ensuite les Agences Régionales de Santé de l’Etat (A.R.S) qui sont ensuite chargées de contrôler et d’appliquer ses normes sur le terrain. 

La santé des populations n’est donc vraiment pas le premier critère qui anime ceux qui ont la charge d’élaborer les normes supposées nous protéger et le domaine de l’eau potable ne fait pas exception à cette règle.

Pour se rendre à cette évidence, il suffit de faire soit même quelques recherches sur la toxicité réelle de certains polluants comme le glyphosate, l’atrazine, le fluoranthène, le chlordécone, le bromoforme, l’aluminium, les THM…qui font l’unanimité contre eux même ingérés à des doses infinitésimales comme l’estime la majeure partie de la communauté scientifique internationale.

Les doses officielles de ces éléments toxiques retenues en France à des seuils limites à ne pas dépasser dans l’eau du robinet sont en réalité la plupart du temps très largement sous-évaluées pour des raisons essentiellement politiques et économiques. 

Un exemple concret : Une eau non potable quelques mois plus tôt l’est devenue en février 2011 suite à une décision du gouvernement de multiplier par 5 le seuil de tolérance des pesticides dans l’eau du robinet.

https://solidarites-sante.gouv.fr/fichiers/bo/2011/11-01/ste_20110001_0100_0131.pdf 

François Veillerette, directeur de Générations Futures explique : « Avant 2010, dès qu’on atteignait 20% de la Vmax (valeur maximale autorisée), une interdiction temporaire de consommation était décidée par le préfet. Or depuis 2010, il faut atteindre 100% de la Vmax ».

L’opacité des normes de potabilité 

Si une administration est réellement au service de sa population, il serait normal et facile d’accéder entre autres, aux éléments sur lesquels les autorités sanitaires se basent pour arriver à l’élaboration de leurs normes :

- les études scientifiques de référence 

- les protocoles utilisés pour effectuer les prélèvements d’échantillons d’eau sur le terrain et les analyses en laboratoire

- la méthodologie et l’approche statistique du traitement des données recueillies 

- les coordonnées des laboratoires chargés des analyses et des contrôles de l’eau potable avec un accès direct à leurs résultats par les consommateurs

Sans avoir accès à ces d’informations essentielles comme c’est le cas aujourd’hui, comment peut-on continuer à faire confiance aveuglément aux critères définissant la qualité de l’eau que la population française consomme majoritairement depuis plus de soixante ans ? 

Pourquoi douter du bien-fondé des normes utilisées ? 

Nous sommes supposés vivre dans une démocratie où le Gouvernement, les institutions et nos élus sont justement là pour nous protéger et nous informer au mieux.

https://charliehebdo.fr/2016/03/societe/pollution-de-leau-un-bon-petit-verre-de-metazachlore/ 

Au vu des dernières crises sanitaires que nous subissons, le doute sur la bienveillance et les compétences de ceux qui nous gouvernent est non seulement permis mais fortement recommandé. C’est la raison pour laquelle, nous avons effectué en 2021 une dizaine de demandes en courrier avec AR et par mails à certaines institutions de La Réunion : l’ARS, l’Office de l’Eau, le Conseil Général, le Laboratoire d’Analyses Départemental, la CINOR, l’Association des Maires…. Nos questions portaient principalement sur les protocoles et les méthodologies utilisés pour s’assurer de la potabilité de l’eau du robinet dans notre département. 

Suite à nos demandes très précises, nous n’avons reçu en retour, aucune réponse pertinente ou pas de réponse du tout !!!

Sur ce lien, vous pourrez accéder à notre correspondance édifiante échangée avec ces divers organismes.

Est-ce que le dogme de la « bonne » qualité de l’eau de notre robinet en France et à la Réunion qui repose sur des normes invérifiables pourrait perdurer si leurs fondations se révélaient être douteuses après un contrôle réellement objectif  par des scientifiques indépendants ?

Le séisme engendré par une révélation de ce genre serait dévastateur pour l’ensemble des politiques et des institutions de notre pays. 

Cela expliquerait en grande partie la prudence extrême des élus et des hauts fonctionnaires voire leur absence totale du débat dès que le sujet tabou de la qualité de l’eau du robinet est abordé avec de solides contre arguments. 

La protection des captages d’eau 

Un sujet particulier qui dérange beaucoup nos autorités sanitaires est celui de la vulnérabilité des 210 captages d’eau de surface et souterraine qui alimentent La Réunion.

https://www.pseau.org/outils/ouvrages/astee_protection_des_installations_d_eau_potable_vis_a_vis_des_actes_de_malveillance_2017.pdf 

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/menace-terroriste-l-eau-sous-protection_1738955.html 

Malgré la loi de 16 décembre 1964 et celle du 3 janvier 1992 qui imposent l’instauration de périmètres de protection autour de chaque captage de France, seul 65 % de ceux qui alimentent la Réunion sont concernés à ce jour par cette réglementation.

La menace d’empoisonnement accidentel ou délibéré des captages d’eau est néanmoins prise très au sérieux au plus haut niveau car elle pourrait être dramatique à un nombre important de personnes qui consomment l’eau du robinet sans la filtrer au préalable de manière efficace. 

Le dernier plan anti-terroriste VIGIPIRATE, consacre d’ailleurs un chapitre important à ce risque majeur. 

Pour clôturer ce sujet très délicat, une information capitale à retenir : il ne faudrait que quelques secondes à une personne malveillante pour empoisonner la plupart des captages  dans  leur configuration actuelle et une trentaine de minutes au maximum si ce captage est déjà protégé de façon optimale :

https://www.monreseaudeau.fr/actualites/pourquoi-faut-il-securiser-les-installations-deau-potable/ 

Que contient cette eau du robinet ?  

En vérité, personne ne le sait vraiment et il y aurait autant de réponses que de robinets raccordés à l'eau du réseau avec des paramètres qui pourraient changer à chaque minutes tout au long de l'année. 

Pour se rapprocher d'une certaine vérité, il faudrait équiper chaque foyer d’un laboratoire capable d’analyser en temps réel des centaines de paramètres à partir de l’eau qui arrive à leur robinet…. ce qui est totalement utopique, voir inutile. 

Mais sans tomber dans la paranoïa, il est certain que cette eau du robinet quelque soit son origine, contient un nombre variable de molécules toxiques qui vont impacter ceux qui la consomme à plus ou moins long terme. 

Les bactéries pathogènes 

Il est difficile encore de nos jours, de faire le lien direct par exemple entre l’ingestion régulière de pesticides pendant des années dans l’eau du robinet et tous les problèmes d’infertilité et de cancers qui augmentent au sein d’une population.

En revanche, il est beaucoup plus facile et rapide d’établir une relation évidente entre une épidémie de maladies hydriques (principalement diarrhées, gastro-entérite…) au sein d’une population et l’eau du robinet qu’elle aurait consommé quelques jours auparavant.

C’est sans doute pourquoi, les informations officielles sur la qualité bactériologique de l’eau du réseau sont aussi rigoureuses et fiables dans ce domaine.

 A la Réunion, l’eau qui coule à nos robinets, est de qualité très médiocre sur le plan bactériologique de l’avis même du dernier bilan de l’ARS (2018). Cette eau est effectivement potentiellement pathogène pour 54 % de la population qui ne dispose pas suffisamment d’unités de potabilisation dans l’île.

https://habiter-la-reunion.re/qualite-de-l-eau-a-la-reunion/

Le problème principal que vivent régulièrement plus de la moitié des réunionnais est particulièrement visible en été lors des fortes pluies qui impactent directement la turbidité de l’eau des rivières où sont situés la majorité des 210 captages en service dans l’ile. 

Pendant cette périodes, une partie de l'eau du réseau prend souvent une coloration qui dissuade à juste titre les plus téméraires de la boire et ce n’est pas le fait de suivre les recommandations officielles des Compagnies qui distribuent l’eau de la faire bouillir pendant quelques minutes qui la rendra de nouveau « potable » et sans impact sur la santé des consommateurs. 

Certes tous les organismes pathogènes encore vivants seront détruits lors de l’ébullition de l’eau, mais les molécules inorganiques des polluants qu’elle contient habituellement (herbicides, pesticides, nitrates, résidus médicamenteux, THM …  ajoutés aux cadavres des bactéries et aux matières en suspension) vont se combiner entre elles pour créer au final un breuvage toxique peu ragoutant. 

En période normale où l’eau est limpide au robinet, il se cache néanmoins derrière cette transparence de façade des problèmes beaucoup plus discrets mais tout aussi impactant sur la santé des consommateurs dont peu de personne en parle jusqu’à présent.

Nous verrons plus loin, comment les Compagnies qui distribuent l’eau « potable » s’y prennent durant toute l’année pour clarifier l’eau brute des captages et éliminer les bactéries pathogènes avec des produits très efficaces mais particulièrement dangereux. 

La pollution d’origine agricole et industrielle 

Depuis les années 1950, des milliers de tonnes de substances toxiques destinées principalement à l’agriculture intensive se retrouvent en partie dans nos sols puis contaminent les rivières et les nappes phréatiques où est captée l’eau que nous consommons. 

https://www.eaureunion.fr/fileadmin/user_upload/Actions_educatives/DEPLIANT_EAU_ET_PHYTOPHARMACEUTIQUES.pdf 

Les unités de potabilisation de l’eau quand elles existent, ne sont pas équipées de membranes de filtration assez fines pour se débarrasser de la plupart des polluants de ce type.

En France, les autorités sanitaires n’effectuent des recherches et des contrôles dans l’eau du réseau que sur une cinquantaine de molécules toxiques sur les milliers potentiellement existantes dont 650 molécules d’herbicides, de pesticides et de fongicides.

En raison de leurs coûts élevés, ces analyses se font plus ou moins régulièrement en fonction de l’importance des populations desservies et les résultats ne sont connus des consommateurs qu’un an ou deux après leurs prélèvements dans le meilleur des cas. 

D’autre part, l’impact de la cinquantaine de molécules toxiques sur la santé humaine recherchées sur les milliers d’autres potentiellement présentes ne prend jamais en considération leurs effets synergétiques (effet cocktail). 

Comme on ne détecte que ce qu’on veut bien rechercher, des centaines de molécules toxiques se retrouvent ainsi régulièrement dans l’eau de nos robinets à des concentrations que personnes ne pourra jamais connaitre à moins d’équiper chaque foyer d’un laboratoire complet d’analyse en temps réel. 

En plus de la pollution « ordinaire » qui contamine l’eau du réseau en permanence, il s’ajoute parfois à cela des pollutions d’origine accidentelles ou intentionnelles dont la population n’aura presque jamais connaissance !

https://www.senat.fr/questions/base/2021/qSEQ210523006.html 

Infertilité, cancers, maladies dégénératives, autisme, maladies cardio-vasculaires, troubles du comportement…sont les conséquences avérées et indiscutables des effets de ces molécules toxiques à moyen et long terme sur des millions de personnes à travers le monde et certainement dans notre propre entourage familial et professionnel. 

Les résidus médicamenteux

La France est une des championnes européennes de la consommation de médicaments pour les personnes mais aussi dans les élevages industriels. De très grandes quantités de ces molécules médicamenteuses (plus de 4000 différentes) transitent par les toilettes et les égouts pour se retrouver ensuite dans les rivières où est prélevée l’eau qui alimente nos captages de surface. 

Ces molécules très préoccupantes comme les œstrogènes (pilules contraceptives), les antibiotiques, les anxiolytiques, les chimiothérapies… ne sont pas recherchées systématiquement par nos autorités sanitaires mais elles sont détectées dans beaucoup de cours d’eau dès qu’une recherche ciblée est faite.

https://www.eau-du-robinet.fr/des-traces-de-medicaments-dans-leau-du-robinet 

https://sante.lefigaro.fr/actualite/2016/09/13/25392-medicaments-linvisible-pollution-leau 

L’impact des résidus médicamenteux qu’on trouve de plus en plus dans l’eau du robinet est très difficile à évaluer sur la santé de la population mais la féminisation des poissons dans certains cours d’eau serait déjà un signal fort à considérer d’urgence.

Voici la liste des toxiques qu’on a trouvé officiellement dans les rivières à la Réunion en 2018 :

- 65 substances émergentes (médicaments, substance psychoactive, cosmétiques) 

- 743 biocides (herbicides, fongicides et insecticides et leurs métabolites) 

- 673 micropolluants organiques 

- 84 hydrocarbures aromatiques polycycliques et solvants  

https://www.eaureunion.fr/fileadmin/user_upload/Chroniques/2019/19.09.13_CHRONIQUES_de_L_EAU_108.pdf


Les produits utilisés pour la potabilisation de l’eau du robinet

Que savons-nous vraiment des différents produits particulièrement dangereux utilisés couramment par les Compagnies des Eaux dans leurs opérations de potabilisation dont les deux principaux sont le chlore et les sels d’aluminium ? 

Le chlore

Les Compagnies des Eaux ajoutent systématiquement ce redoutable biocide (tueur de vie) à l’eau du réseau pour la « traiter » en prévention immédiate des maladies hydriques et de ce fait, elles vont déplacer et créer dans le temps, d’autres problèmes de santé beaucoup plus graves à l’avenir. 

Le pictogramme qui représente le chlore sur sa fiche de sécurité est une tête de mort qui en dit long sur sa dangerosité. 

Les recommandations officielles voudraient qu’on retrouve 0,1 mg/litre de chlore à chaque point du réseau d’eau traité mais aucune information n’est accessible pour connaitre la méthodologie utilisée pour contrôler réellement sa présence. 

Néanmoins, les consommateurs qui habitent une maison se trouvant à proximité d’une station de potabilisation ont beaucoup plus de soucis à se faire qu’un habitant situé en fin de réseau et cela quel que soient les résultats des analyses officielles qui sont annoncés. 

https://lesbrindherbes.org/2015/01/27/vigipirate-la-sur-chloration-de-leau-est-elle-sans-danger/ 

Même à faible dose, le chlore ne sait pas faire de différence entre les bonnes et les mauvaises bactéries qui se trouvent dans l’eau du réseau mais également dans notre système digestif quand nous l’ingérons avec l’eau de notre robinet. 

Dès son incorporation dans l’eau à la sortie des stations de potabilisation, le chlore va se combiner avec toutes les matières en suspension invisibles à l’œil nu qu’il rencontre pour générer un sous-produit, les Trihalométhanes. Ces THM sont considérés comme cancérigènes par l’OMS qui les dénombre parmi plus de 600 autres sous-produits toxiques de la chloration.

https://charliehebdo.fr/2019/10/ecologie/la-si-bonne-eau-du-robinet-aux-trihalomethanes/

Si officiellement 5 % des cancers de la vessie en Europe sont dus aux THM, c’est sans compter son impact également sur les autres types de cancer comme celui du colon, du rectum, du foie, des reins, sur les malformations des fœtus, les fausses couches, les maladies cardio-vasculaires….

La recommandation du Ministère de la Santé de ne pas dépasser les 0,1 mg/l de chlore dans l’eau de nos réseaux est en vigueur à La Réunion comme en France. Dans la réalité il arrive que le chlore libre détecté dans les analyses officielles du Laboratoire Départemental d’Epidémiologie et d’Hygiène du Milieu de notre île, soit jusqu’à 20 fois plus important dans certains prélèvements par rapport à cette recommandation.

Il existe à La Réunion des lieux de prélèvements où parfois le chlore libre mesuré officiellement est de 1 mg/l (10 fois plus) dans un hôpital d’enfants, 1,4 mg/l (14 fois plus) dans une école et de 2 mg/l (20 fois plus) chez un particulier, exactement la dose qu’on utilise pour traiter une piscine et cela ne pose apparemment aucun problème aux autorités sanitaires !!!

Il est indiqué à la rubrique des observations-conclusions de ces 3 rapports d’analyse en notre possession  : « Les valeurs des paramètres mesurés sont conformes aux normes fixées par le décret 2001-1220 relatif aux eaux livrées à la consommation humaine. » ! ! ! 

Pour rappel, nous sommes ici en milieu tropical avec souvent des eaux beaucoup plus chargées en matières en suspension qu’en Europe, ce qui automatiquement va accroitre la présence des THM et les risques sanitaires à moyen et long terme qui y sont liés. 

https://www.santemagazine.fr/actualites/actualites-sante/des-produits-chimiques-dans-leau-potable-provoquent-5-des-cas-annuels-de-cancer-de-la-vessie-en-europe-431435 

Et si l’explosion des cancers du côlon, du rectum, de la vessie… au sein de la population réunionnaise qui sont en proportion deux fois et demie plus importante qu’en France, était liée à l’eau qui coule de nos robinets ? 

Mais apparemment cette hypothèse embarrassante n’intéresse aucunement nos autorités publiques comme l’ARS, l’Office de l’Eau (avec son budget annuel de 80 millions d’euros) et nos élus qui sont parfois aussi médecins au Conseil Général, à la CINOR, à l’Association des Maires de la Réunion …

Sur ce lien, vous pourrez accéder à notre correspondance édifiante échangée avec ces divers organismes

https://www.zinfos974.com/Office-de-l-eau-Reunion-Le-budget-2022-s-eleve-desormais-a-pres-de-80-millions-d-euros_a179956.html 

Pour conclure sur ce sujet, laissons la parole au docteur Herbert Schwartz (biologiste et chimiste au Cumberlan County College aux USA) : « Le chlore est si dangereux, qu’il devrait être interdit. L’ajouter dans l’eau c’est comme mettre en place une bombe à retardement : Cancer, troubles cardiaques, vieillissement mental et physique précoce sont des effets attribuables au chlore se trouvant dans l’eau de robinet. Il nous fait vieillir avant l’heure en accélérant les symptômes du vieillissement tels que le durcissement des artères. Je crois que si le chlore était proposé, aujourd’hui, pour la première fois, il serait interdit par la F.D.A. équivalent américain de l’AFSSA »

Les sels d’aluminium 

L’autre produit toxique utilisé pour « potabiliser » notre eau est un sulfate d’aluminium, ce métal responsable de maladies comme Alzheimer….

Selon M. Guy Berthon, ancien directeur de recherche au laboratoire de chimie du CNRS « l'aluminium ne sert à rien dans l'organisme humain. Pire à fortes doses ou à doses régulières il est toxique (…) en trouver dans l'eau du robinet, c'est criminel »., 

https://youtu.be/xTbJ211AMHM  Du poison dans l’eau du robinet 

Le sulfate d’aluminium présente néanmoins 2 énormes avantages : 

- il est redoutablement efficace pour clarifier et potabiliser une eau de rivière turbide (trouble) ce qui arrive souvent en milieu tropical

- il est très économique à l’achat pour les Compagnies des Eaux qui peuvent l’utiliser en toute discrétion. Les seuls contrôles pour vérifier si les seuils limites de 200 mg/l d’aluminium ne sont pas dépassés lors de ces opérations délicates de floculation sont faites en interne loin des regards des laboratoires indépendants et de l’ARS…et cela en toute légalité. 

Ci-dessous les interventions des 2 sénateurs réunionnais au sujet de la pollution de l’eau du robinet par les sels d’aluminium et la réponse étonnante du gouvernement en juin 2010 : 

Mme Anne Marie PAYET, sénatrice :

https://www.senat.fr/questions/base/2010/qSEQ10101056S.html  

M. Jean Paul VIRAPOULE, sénateur également sur le même sujet : 

https://www.senat.fr/questions/base/2010/qSEQ100814858.html 

12 ans après l’intervention de ces deux sénateurs, rien n’a évolué en matière d’information et de méthode de traitement des eaux brutes avec les sels d’aluminium. Les consommateurs d’eau du robinet non informés des risques induits par l’aluminium sur leur santé, notamment ceux qui ont des problèmes rénaux (greffés, dyalisés…) doivent continuer tous les jours à jouer à la roulette russe bien malgré eux. 

Une bonne nouvelle enfin pour les consommateurs d’eau du robinet

L’eau du robinet et son assainissement font l’objet de contrats de plusieurs dizaines de milliards d’euros par an en France et dans le reste du monde. 

Malgré les discours officiels rassurants, il est évident que la santé des consommateurs ne pèse pas très lourd face aux énormes intérêts financiers et politiques concernés par ces deux activités extrêmement lucratives. 

VEOLIA, une des Compagnies présente à La Réunion sous l’enseigne Runéo, est une multinationale qui réalise un chiffre d’affaires mondial de 24,4 milliards d’euros par an, ce qui lui permettrait parfois d’orienter certaines règles nationales de santé publique à son avantage. 

https://www.youtube.com/watch?v=IZFkrXduDP4    Cash investigation - L'eau : scandale dans nos tuyaux

Mais la bonne nouvelle est que cette eau du robinet, souillée par des centaines de contaminants, maltraitée par les méthodes agressives de potabilisation, dénigrée par les vendeurs d’eaux en bouteille…peut se régénérer, se débarrasser de tous ses polluants et de leurs empreintes énergétiques négatives pour être de nouveau pure et vivante comme à son état originel ou presque. 

Produire à domicile une telle eau "biotique" (favorable à la vie) passe impérativement par une filtration individuelle mais pas forcément celle qui est la plus sophistiquée ni la plus couteuse pour les consommateurs.